Iran/Etats-Unis: Nouveaux échanges de tirs
Samedi, 99e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Les échanges de tirs ont eu lieu hier entre les Etats-Unis et l'Iran, alors que les deux parti...

L'armée américaine a déclaré avoir mené des frappes contre des sites radar iraniens vendredi, dans le cadre d'une action défensive menée après le lancement par l'Iran de quatre drones d'attaque en direction du détroit d'Ormuz», a rapporté Reuters. Elle a précisé que les sites radar de surveillance côtière iraniens ciblés par les États-Unis étaient situés à Goruk et sur l'île de Qeshm. Les forces armées iraniennes ont riposté de «manière proportionnée, dans le cadre du droit à la légitime défense» en ciblant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn d'où sont parties les attaques américaines, rapportent des médias iraniens. Les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) ont également ciblé un pétrolier parmi les quatre qui «ont tenté de quitter illégalement le détroit d'Ormuz à l'instigation de l'armée américaine», selon un communiqué du CGRI. «Après avoir ignoré nos avertissements, nous avons ciblé un pétrolier, qui s'est immobilisé, tandis que les autres navires en infraction ont fait demi-tour», ajoute le CGRI qui précise que leur attaque a visé «la base aérienne Ali Al Salem au Koweït et la Cinquième flotte à Bahreïn», avertissant que «si des actes hostiles à notre encontre se répètent, nous n'accepterons pas une riposte limitée». Négociations : Le ministre de l'Intérieur pakistanais annoncé à Téhéran L'Agence de presse Mehr a annoncé, hier, citant une source iranienne, que le ministre pakistanais de l'Intérieur devait se rendre le jour même à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation menés par Islamabad. De son côté, Al Jazeera a rapporté, citant une source pakistanaise, que Mohsin Naqvi est porteur d'un «message du Pakistan au Guide suprême iranien», ajoutant que la missive contient « plusieurs propositions relatives à la question des avoirs iraniens gelés». Avant de se diriger vers Téhéran, le ministre pakistanais de l'Intérieur avait rencontré, samedi, son homologue iranien à Bichkek, dans la capitale du Kirghizistan, précise encore Al Jazeera. Téhéran sermonne le directeur général de l'AIEA Le vice-ministre des Affaires internationales et juridiques au ministère des Affaires étrangères d'Iran, Kazem Gharibabadi, a sermonné, hier, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) après les déclarations de ce dernier sur le sort du stock d'uranium enrichi à 60% détenu par Téhéran. «Si l'AIEA souhaite participer à une solution diplomatique, elle doit rester neutre», a déclaré Gharibabadi, rappelant que l'Agence qui s'inquiète de la « perte d'accès » à l'uranium enrichi, «n'a pas condamné l'attaque contre les installations nucléaires iraniennes qu'elle inspectait». « M. Grossi évoque une «ambiguïté», un «manque d'accès» et une «rupture de la continuité des connaissances», mais cette situation n'est pas apparue ex nihilo », écrit M. Gharibabadi. « Des installations nucléaires placées sous garanties ont été la cible d'attaques militaires des États-Unis et du régime israélien. Le directeur général n'a jamais condamné ces attaques. » «L'AIEA ne peut se contenter de rendre compte des conséquences de l'attaque contre nos installations sans tenir compte de la responsabilité des auteurs de ces attaques», souligne Kazem Gharibabadi. Rappelons que vendredi, le DG de l'AIEA a déclaré que l'Agence n'était pas en mesure de «vérifier l'arrêt de l'enrichissement d'uranium par l'Iran» qui est «le seul État non nucléaire à avoir accumulé de l'uranium enrichi à 60%». «Les attaques militaires ont créé une situation inédite concernant le suivi du programme nucléaire iranien», a ajouté le patron de l'AIEA sans nommer l'origine de ces attaques. Israël cible un véhicule militaire libanais : 3 martyrs dont deux officiers Trois jours après l'annonce, par le Département d'Etat américain, de la conclusion d'un accord entre les autorités libanaises et l'entité sioniste, appelant le Hezbollah à cesser les tirs contre l'occupation, l'armée israélienne a bombardé un véhicule de l'armée libanaise, faisant au moins trois martyrs, dont deux officiers et un soldat. «Israël et le Liban ont réaffirmé leur absence d'intentions hostiles l'un envers l'autre et se sont engagés à poursuivre les négociations directes afin de renforcer la confiance, de résoudre tous les points en suspens et de parvenir à un accord global entre les deux pays», lit-on dans le document du Département d'Etat. Cette attaque intervient également moins de 24 heures après la déclaration du président libanais, dans son interview sur CNN, que l'état d'hostilité entre le Liban et Israël devait cesser définitivement. Après l'attaque, dans un communiqué sur X, «le président libanais Joseph Aoun a fermement condamné l'attaque israélienne qui a visé ce matin une patrouille de l'armée libanaise sur la route Khardali-Nabatieh», la qualifiant de «violation flagrante de la souveraineté libanaise et du droit international», ( ) «malgré les efforts déployés par le Liban lors des négociations à Washington pour mettre fin aux attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies». Joseph Aoun a appelé la communauté internationale à «assumer ses responsabilités et à mettre fin à ces attaques répétées, en veillant au respect des résolutions internationales pertinentes afin de préserver la sécurité et la stabilité du Liban». De son côté, le Hezbollah estime que le ciblage de l'armée libanaise par Israël «est un crime délibéré, fruit du mépris des autorités (libanaises, ndlr) pour la souveraineté du pays et de leurs concessions injustifiées». «La classe politique libanaise a capitulé face aux exigences de l'ennemi à Washington, ce qui l'a enhardi à verser le sang du peuple et de l'armée», a ajouté le Hezbollah.