Iran/Etats-Unis: Des «progrès» mais pas encore d'accord formel

Des négociations intenses ont lieu actuellement pour mettre fin au conflit, avec des progrès notables sur un projet d'accord, mais aucun accord formel n'a encor...

Iran/Etats-Unis: Des «progrès» mais pas encore d'accord formel
Vendredi, 91e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Les pourparlers indirects entre l'Iran et les Etats-Unis n'ont pas encore abouti à un accord formel, malgré les «progrès considérables» évoqués, jeudi, par le vice-président américain JD Vance. Des sources américaines ont confirmé à Al Jazeera que les négociateurs américains et iraniens s'étaient entendus sur un cadre pour une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours, mais que l'accord attend l'approbation de Donald Trump. De son côté, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réitéré ses récentes assurances que l'Iran ne cherche pas à développer l'arme nucléaire, rappelant la responsabilité d'Israël de l'instabilité régionale. A noter que jeudi les États-Unis et l'Iran se sont de nouveau affrontés, par des échanges de tirs qui ont failli faire dérailler les fragiles efforts visant la fin de la guerre ou, tout au moins, du prolongement du cessez-le-feu en cours. C'est ce qui fait dire au président du Parlement iranien que Téhéran ne croit «ni aux garanties ni aux déclarations de l'autre partie» dont seul le «comportement est notre seul critère». «Nous obtenons les concessions non pas par le dialogue, mais par les missiles. Nous n'avons aucune confiance dans les garanties et les paroles, seuls les comportements sont le critère. Aucune action ne sera entreprise avant l'action de la partie adverse», a déclaré Muhammad Baqir Ghalibaf dans un message sur X. «Le vainqueur de tout accord est celui qui, dès le lendemain, s'y prépare mieux pour la guerre», a-t-il ajouté. La situation dans le détroit d'Ormuz demeure «critique» Dans sa dernière note d'information, publiée jeudi, l'organisation britannique chargée des opérations commerciales maritimes (UKMTO) a indiqué que le niveau de la menace dans le détroit d'Ormuz demeure «critique», constatant que le trafic dans cette stratégique voie de navigation reste réduit. «Le trafic dans le détroit d'Ormuz reste considérablement réduit, aucun incident lié à la sécurité n'ayant été signalé ces dernières 48 heures», précise la note, ajoutant que le «minage dans et à proximité du poste de séparation du trafic (TSS) demeure une menace, et (que) les interférences GNSS sont constantes». L'organisation a également abaissé son évaluation de la menace dans le golfe d'Oman, qui passe de «critique à grave en raison de la diminution de l'activité cinétique soutenue», soulignant que la persistance des «perturbations de la navigation» avec un «potentiel d'escalade rapide» et que «le risque d'attaque ou d'erreur d'appréciation demeure élevé». A propos des tendances du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, l'UKMTO a relevé le transit de 10 navires durant les journées de mercredi (7) et jeudi (3), contre une moyenne de 138 navires/jour avant l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Même constat pour Bab el-Mandeb où «66 navires ont transité au cours des dernières 48 heures», affirme encore l'organisation, précisant que cela reste «toujours inférieur au niveau de référence d'avant 2023 (début du génocide israélien à Ghaza, ndlr)». Liban : «15 enfants tués et 62 blessés la semaine dernière», affirme l'UNICEF Au Liban, avec une flagrante complicité américaine, garant du «cessez-le-feu», l'armée génocidaire sioniste continue de bombarder les populations civiles libanaises dans plusieurs régions du pays faisant des dizaines de martyrs et de blessés, dont au moins 77 enfants durant la semaine écoulée. L'UNICEF a déclaré, hier, que «15 enfants ont été tués et 62 autres ont été blessés au Liban ces sept derniers jours». L'agence onusienne pour l'enfance a qualifié ces chiffres d'« alarmants » et a souligné que, conformément au droit international humanitaire, les enfants doivent être protégés en toutes circonstances, même en cas de conflit. « D'après le ministère libanais de la Santé publique, 77 enfants auraient été tués ou blessés rien que la semaine dernière », a déclaré Ricardo Pires, porte-parole de l'UNICEF, lors d'une conférence de presse à Genève. 77 victimes parmi les enfants, «cela représente en moyenne 11 enfants toutes les 24 heures. Nous savons que la grande majorité de ces enfants ont été touchés par les frappes aériennes dans le sud du Liban. Hier encore, 7 enfants ont été tués et 30 blessés», a-t-il ajouté. Jeudi, un policier est tombé en martyr dans une attaque d'un drone israélien dans la ville d'Aabba, dans le gouvernorat de Nabatieh, rapporte l'Agence nationale d'information libanaise (ANIL). Dans la même journée, le ministère libanais de la Santé a annoncé qu'une frappe israélienne au sud de Beyrouth avait tué une femme et deux enfants. «La frappe ennemie israélienne sur la ville de Choueifat a fait trois martyrs, dont une femme et son bébé, ainsi qu'un enfant de nationalité syrienne. Quinze personnes ont été blessées, dont trois enfants et cinq femmes», a indiqué le ministère dans un communiqué.