Foncier industriel
Fournir une base de données fiable et actualisée
En matière de foncier industriel, les Autorités publiques visent la concrétisation de 20.000 projets d’ici à 2029.
« Le processus de finalisation de l’aménagement et de la numérisation du foncier industriel et la fourniture de terrains prêts à l’emploi représentent l’une des priorités des autorités publiques pour soutenir l’investissement productif », a indiqué, hier mardi, la directrice générale chargée de la gestion de l’Agence nationale du foncier industriel au ministère de l’Industrie, Linda Bab. S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, elle a expliqué que « le succès des projets industriels est lié à la disponibilité de terrains appropriés, à leur préparation en termes d’aménagement et de raccordement aux différents réseaux, ainsi qu’à la clarté des procédures relatives à l’obtention de ces terrains et au début de leur exploitation ». L’invitée de la Radio a également révélé que l’agence « a mené un inventaire complet des biens industriels au niveau national, incluant jusqu’à présent le traitement de la situation de 729 zones industrielles et zones d’activités afin de déterminer les terrains disponibles qui n’ont pas encore été attribués, ainsi que le recensement des terres attribuées dans le cadre de l’investissement qui n’ont pas encore été exploitées ». La même responsable a considéré que l’importance de ce processus « ne se limite pas au recensement et à la mise à jour des données, mais s’étend à l’élaboration d’une vision globale des potentialités disponibles à travers les wilayas, à la détermination des besoins et des lacunes, en vue de prendre les mesures appropriées pour renforcer l’exploitation du foncier industriel et le diriger vers de nouveaux investissements ». La directrice générale chargée de la gestion de l’Agence nationale du foncier industriel au ministère de l’Industrie, a annoncé que l’opération de recensement a abouti à l’enregistrement de 19.431 parcelles de terrain disponibles, d’une superficie totale estimée à 7.213 hectares, comprenant différents types de propriété, y compris les biens privés de l’État et les biens privés des communes et des wilayas. L’hôte de la Radio a précisé que parmi ces parcelles, «plus de 17.000 parcelles appartenant au domaine privé de l’État ont été recensées, avec une superficie totale estimée à 6.794 hectares, tandis que le nombre de parcelles aménagées s’élève à 6.601, avec une superficie totale avoisinant 2 380 hectares, soulignant que ces réserves foncières aménagées « constituent une base importante pouvant être orientée vers l’accueil de projets d’investissement ». Linda Bab a indiqué que l’Agence nationale du foncier industriel supervise actuellement 148 zones industrielles et zones d’activités, réparties entre 6 nouvelles zones industrielles, 77 anciennes zones industrielles et 65 zones d’activités. « L’opération de recensement a contribué à mettre à jour la base de données détenue par l’agence et à rassembler des informations plus précises sur l’état des zones industrielles et des zones d’activités, notamment en ce qui concerne les terrains disponibles et leurs superficies, le niveau d’aménagement, les taux de couverture par les différents réseaux, et la faisabilité de l’exploitation effective des biens immobiliers », a encore expliqué Linda Bab. Six nouvelles zones industrielles « L’objectif de cette opération est de fournir une base de données fiable et actualisée, permettant de prendre des décisions basées sur des données de terrain précises, et d’aider à définir les priorités et à améliorer la gestion des biens industriels », a-t-elle souligné. Et d’ajouter : « la transformation des résultats de l’inventaire en opportunités d’investissement réelles passe par la détermination du foncier industriel disponible et aménagé appartenant au domaine privé de l’État, et par l’achèvement des procédures légales et administratives y afférentes ». Elle a également indiqué que cette étape «permettra de vérifier la situation juridique, en vue de compléter les procédures nécessaires à leur égard, ce qui permettra de présenter le foncier disponible aux investisseurs conformément aux cadres juridiques et réglementaires en vigueur », ajoutant que « la numérisation est devenue une nécessité essentielle pour améliorer la gestion du foncier industriel ». L’invitée de la Radio a par ailleurs expliqué que ce nouveau système « permet de suivre la situation du foncier industriel de manière régulière, et de fournir des informations précises sur les espaces vacants, le niveau d’aménagement et de raccordement aux réseaux, ce qui soutient la transparence et l’efficacité de la prise de décision ». En ce qui concerne les projets d’aménagement, la même responsable a précisé que l’agence a été chargée d’aménager six nouvelles zones industrielles. « La réponse de l’offre foncière aux besoins des investisseurs varie en fonction de la nature des projets industriels et des superficies requises, ainsi que de l’emplacement des parcelles, de leur niveau de préparation et de leur connexion aux routes, aux réseaux d’électricité, de gaz, d’eau et d’assainissement », a-t-elle conclu.