En cas de reprise de la guerre L’Iran menace d’une «réponse sans limites géographiques»

Samedi, 246e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 136e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington. Le guide suprême ira...

En cas de reprise de la guerre L’Iran menace d’une «réponse sans limites géographiques»
Samedi, 246e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 136e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a donné instruction aux hauts commandants de préparer une «réponse immédiate et efficace, sans limites géographiques», face à toute menace ennemie potentielle, a rapporté l’agence de presse IRNA. Cette déclaration intervient au moment où côté américain on multiplie les déclarations lançant aussi bien des menaces d’«attaques dévastatrices» que des appels au dialogue. Néanmoins, des «responsables occidentaux» basés dans le Golfe, cités par la presse américaine, expriment leurs craintes qu’une éventuelle escalade serait catastrophique pour le secteur de l’Energie, alors que la «situation est déjà intenable», notamment pour l’exportation de GNL, malgré une amélioration des transits dans le détroit d’Ormuz, selon le Washington Post. Nouvelles menaces Lors d’une réunion avec les commandants des forces armées iraniennes, le guide suprême, Mojtaba Khamenei, a donné instruction de préparer une «réponse immédiate et efficace, sans limites géographiques», face à toute menace ennemie potentielle, a rapporté l’agence de presse IRNA. «Si les ennemis lancent à nouveau des attaques militaires ou terroristes, ce sont les forces armées de la République islamique et la nation iranienne qui détermineront le moment et les conditions de leur terme», a déclaré Khamenei. De son côté, le porte-parole des forces armées du CGRI, Mohammad Akraminia, a lancé, dans un message sur X, un avertissement au président américain Donald Trump, que ses forces armées «surveillent de près les mouvements américains dans la région», promettant une riposte significative. «Il ne fait aucun doute que les flammes de la guerre s’étendront sur une zone beaucoup plus vaste et que la fin du conflit ne sera pas entre les mains [de Trump]», a écrit Akraminia. Sur un autre ton, Ali al-Sari, un ancien député iranien, interrogé par Al Jazeera, évoque des «signes positifs» sur le plan diplomatique, tant de la part de Téhéran que de Washington, malgré un renforcement militaire des deux côtés. «La réponse n’est pas encore claire, mais il existe des indices, côté iranien -et, à mon avis, côté américain également - qui suggèrent une tendance plutôt positive que négative», a déclaré al-Sari à Al Jazeera. Une reprise des hostilités avec l’Iran serait fatale pour le secteur de l’Energie «Une reprise des hostilités avec l’Iran après les élections de mi-mandat mettrait à rude épreuve les fragiles avancées obtenues dans le détroit d’Ormuz», écrit le Washington Post dans son édition de vendredi. Le journal explique que si les alliés des États-Unis dans le Golfe persique, ainsi que les acteurs de l’industrie pétrolière et du transport maritime ont accueilli favorablement les opérations de l’armée américaine pour permettre aux navires de traverser le détroit d’Ormuz loin des côtes iraniennes, sous une imposante couverture aérienne, des «interrogations subsistent quant» à la pérennité de ces opérations «face à l’intensification des attaques iraniennes». L’article du Post cite «deux sources proches du dossier ainsi que deux responsables occidentaux basés dans la région ayant requis l’anonymat». Ces sources «s’interrogent sur la capacité de l’armée américaine à maintenir ces opérations dans le détroit tout en menant, comme l’a menacé le président Donald Trump, des frappes intensives sur le territoire iranien après les élections de mi-mandat aux États-Unis». Elles notent que «les frappes visent désormais plus souvent les salles des machines, cherchant à neutraliser les navires plutôt qu’à leur infliger de simples dommages», faisant du mois d’octobre «le plus violent dans cette voie maritime depuis le début du conflit». En outre, malgré «une forte hausse des exportations de pétrole durant la même période», soit environ «80 % des niveaux moyens observés avant la guerre», les sources et responsables interrogés affirment que «la plupart des entreprises privées continuent de refuser d’emprunter le détroit, même sous la protection des États-Unis».