Transparence et régulation des prix

Détaillants et mandataires face à leurs responsabilités

Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national hausse le ton face au non-respect de l’obligation d’affichage des prix.

Détaillants et mandataires face à leurs responsabilités
Dans un communiqué publié avant-hier, il a rappelé aux opérateurs économiques que tout manquement à cette exigence les expose à de lourdes sanctions. Allant des poursuites judiciaires à la fermeture administrative des locaux, en passant par la saisie des marchandises concernées. Le département ministériel d’Amel Abdellatif souligne que les prix et tarifs des produits et services doivent être affichés de manière claire et lisible, conformément à la législation en vigueur, notamment la loi n° 04-02 du 23 juin 2004, fixant les règles applicables aux pratiques commerciales modifiées et complétée. Cette obligation vise à garantir la transparence des transactions commerciales et à protéger le droit des consommateurs à l’information. Dans le même contexte, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé une réunion interministérielle consacrée à l’intégration des mandataires des marchés de gros de fruits et légumes dans le nouveau dispositif de suivi quotidien des prix et de la disponibilité des produits de première nécessité. Cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vise à renforcer la transparence et la traçabilité des produits tout au long de la chaîne de distribution, du producteur au consommateur, tout en assurant un approvisionnement régulier du marché à des prix maîtrisés. Dans une déclaration au ‘Le Quotidien d’Oran’, Hacène Menouar, président de l’Association El-Aman pour la protection des consommateurs, a salué le rappel de cette obligation réglementaire, estimant que l’affichage des prix relève à la fois du respect de la loi et des droits fondamentaux du consommateur. «Nous réclamons depuis des années l’application stricte de la réglementation à tous les niveaux», a-t-il affirmé, rappelant que son association avait récemment présenté plusieurs propositions à la ministre du Commerce, notamment en faveur de la transparence des prix et du rétablissement de la mercuriale des produits de large consommation. À ce sujet, il préconise le recours aux nouvelles technologies de l’information pour assurer une meilleure diffusion des prix de référence, à travers des applications mobiles ou des affichages à l’entrée des marchés et à travers les radios locales. Selon lui, une actualisation régulière, tous les deux ou trois jours, en coordination avec le ministère du Commerce, permettrait de mieux informer les consommateurs et de limiter les pratiques spéculatives. «Nous parlons tout simplement des droits fondamentaux des consommateurs», souligne-t-il. «Le droit à l’information est un droit universel», a-t-il souligné, rappelant que l’affichage des prix constitue une obligation légale. Le président de l’Association El-Aman estime toutefois que l’efficacité de ces mesures dépendra de leur application effective sur le terrain et de la mise en œuvre de mécanismes de contrôle rigoureux. Il considère ainsi que le respect de la réglementation doit s’accompagner d’un suivi régulier afin de garantir une réelle transparence des transactions commerciales et une meilleure protection des consommateurs.