Front du Yémen

Craintes d’une intensification des combats

Lundi, 241e jour de l’agression américano-sioniste contre l’Iran et 131e jour depuis la signature de l’accord entre Téhéran et Washington.

Craintes d’une intensification des combats
Après avoir dépassé le seuil des 117 dollars samedi, le Brent a enregistré hier sa deuxième baisse consécutive depuis dimanche passant à 114,93 dollars le baril. Ce repli intervient alors que des discussions ont débuté à Téhéran entre des représentants de pays signataires du « pacte de La Mecque » et des responsables iraniens. Le Parlement égyptien a approuvé, hier, que l’armée participe à la défense de l’Arabie saoudite. La semaine dernière, le président Al-Sissi a insisté sur le fait que le soutien militaire apporté au royaume serait uniquement de nature défensive. Le ministre saoudien de la Défense, le chef de l’armée pakistanaise, et le chef des services de renseignement turcs, étaient à Téhéran pour rencontrer de hauts responsables iraniens, dont le président de la République, pour tenter de prévenir une intensification des combats dans la région. Les cours du pétrole en repli : le Brent redescend à 114 dollars le baril Lundi, vers 10H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour une livraison en décembre reculait de 1,53% à 114,93 dollars. Le West Texas Intermediate américain (WTI), également pour livraison en décembre, cédait 2,22% à 100,98 dollars, rapporte l’AFP. Ce repli intervient alors que des discussions ont débuté, hier, à Téhéran entre des représentants de pays signataires du « pacte de La Mecque », Arabie saoudite, Turquie et Pakistan, et des responsables iraniens, dans le cadre d’efforts visant à apaiser les tensions au Moyen-Orient, sur fond de crainte d’un nouveau conflit entre les États-Unis et l’Iran, et d’une recrudescence sur le front du Yémen. Le cours du Brent avait reculé de 1,7% dimanche, après le déplacement de médiateurs qataris à Téhéran toujours à la recherche d’une désescalade dans la région. Les prix du pétrole se maintiennent toutefois au-dessus du seuil psychologique des 100 dollars le baril. Le Parlement égyptien approuve un soutien militaire à l’Arabie saoudite Le Parlement égyptien a autorisé l’armée nationale à participer à la défense de l’Arabie saoudite qui est en plein conflit avec les Ansar Allah du Yémen, une crise qui dure depuis 2015. La décision risque d’entraîner Le Caire directement dans ce conflit régional, même si le président Abdelfattah al-Sissi a insisté, la semaine dernière lors de la réunion du Conseil de défense nationale, que le soutien militaire apporté à l’Arabie saoudite serait de nature défensive. L’Égypte avait rejoint la coalition dirigée par l’Arabie saoudite dès le début du conflit au Yémen, en mars 2015, en déployant environ 800 soldats au sol, sans véritable implication dans les combats. Entretiens à Téhéran pour éviter une escalade militaire régionale Lundi, le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane Al Saoud, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, étaient à Téhéran dans le but de prévenir une intensification des combats dans la région. Les trois responsables ont eu des entretiens avec Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, ainsi que le président iranien Massoud Pezeshkian. M. Pezeshkian a affirmé, lors de la rencontre avec les trois émissaires, que «l’Iran est prêt à soutenir un renforcement de l’unité, de la sécurité et du développement au sein des nations musulmanes», a rapporté Al Jazeera English (AJE). Il a également réitéré la position iranienne de «ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire», mais a revendiqué le droit de son pays à «mener des activités nucléaires à des fins pacifiques, conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)». Le président iranien a aussi critiqué les « politiques contradictoires des États-Unis » consistant à engager des négociations tout en menant des attaques contre l’Iran et ses installations nucléaires. Dans un communiqué, le ministère saoudien de la Défense a affirmé que son pays « souligne l’importance d’ouvrir des canaux de négociation afin d’éviter une résurgence de l’escalade militaire dans la région, et de préparer le terrain pour un accord qui mette fin à la crise et garantisse la paix et la stabilité ». Il s’agit de la première rencontre entre des responsables du groupe des pays membres de l’alliance de La Mecque avec des responsables iraniens depuis que les Ansar Allah ont intensifié leurs attaques contre l’Arabie saoudite en juillet dernier suite aux bombardements saoudiens de l’aéroport de Sanaa, marquant la fin de plusieurs années d’un cessez-le-feu.