Iran/Etats-Unis

«Arrêt des hostilités» après la dernière escalade

Lundi, 12e jour depuis la signature du Mémorandum d’entente entre l’Iran et les Etats-Unis. Un retour au calme a été constaté depuis dimanche soir entre l’Iran ...

«Arrêt des hostilités» après la dernière escalade
Ce dernier ayant annoncé «l’arrêt des hostilités», prévoyant la «reprise des discussions techniques» dans le cadre de la mise en œuvre du Mémorandum d’entente. L’Iran, qui nie la reprise de ces discussions avec les Etats-Unis, a lancé un «sérieux avertissement» à Bahreïn d’où partent, selon Téhéran, les attaques américaines. «Les États-Unis et l’Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles», a rapporté dimanche soir le site Axios citant un haut responsable américain, ajoutant que «les deux parties prévoient de se rencontrer mardi à Doha, la capitale du Qatar, pour tenter de résoudre leur différend concernant le détroit d’Ormuz». Par la voix de Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des Affaires juridiques et internationales, Téhéran a annoncé lundi qu’«aucune réunion technique des groupes de travail n’était prévue cette semaine», rapporte l’agence iranienne Tasnim. Par ailleurs, selon le site Middle-East Eye (MEE), Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême iranien, a déclaré : « un avertissement sérieux est adressé aux Bahreïnis : ils doivent connaître leurs limites et ne pas jouer avec leur destin, ni contraindre l’Iran à prendre des décisions radicales ». Détroit d’Ormuz : Mascate accueille la 1ère réunion du Comité mixte omano-iranien Le ministère omanais des Affaires étrangères a annoncé, hier, la tenue de la première réunion du Comité mixte omano-iranien sur le détroit d’Ormuz à Mascate. «Le Comité a examiné les points de vue relatifs à la gestion future du détroit. Les (deux) ont discuté des moyens de renforcer la coordination sur les questions liées» à cette voie de navigation, ajoute le communiqué. Sur la même question, Al Jazeera a rapporté que la réunion a porté sur la «gestion future (du détroit) en vertu de l’article 5 du Mémorandum d’entente d’Islamabad, ainsi que sur les droits souverains des États côtiers». Selon le ministre des Affaires étrangères d’Oman, le Sultanat s’oppose à l’instauration de droits de passage dans le détroit d’Ormuz. Cependant, une autre déclaration du ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, est venue relativiser ce qui précède, en réaffirmant le soutien de son pays «à la mise en œuvre des dispositions du Mémorandum d’entente signé entre l’Iran et les États-Unis». Le ministre ajoute que le Sultanat veut «garantir la sécurité et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz» et que «tout accord relatif au détroit doit respecter le cadre du droit international». Concernant l’état actuel de la navigation via le détroit, l’agence de presse iranienne Fars News a fait état, hier, d’une «baisse» en raison des «actions agressives des États-Unis», précisant que les quelques passages enregistrés «s’effectuent par le corridor iranien». Pas de retrait de l’armée sioniste : Une attaque du Hezbollah contre des hauts gradés Plus de trois jours après la signature de l’accord-cadre entre les autorités libanaises et l’entité sioniste, l’armée d’occupation «n’a reçu aucun ordre de retrait d’une quelconque zone du Liban», a rapporté hier le quotidien hébreu Haaretz, citant des sources militaires Selon la même source, «l’armée a identifié trois villages du sud du Liban d’où elle se retirera : Frun, Ghandouriyeh et Zawtar al-Gharbiyeh». Mais le journal note que l’armée «n’est pas déployée en permanence à Zawtar et Zawtar al-Gharbiyah», par contre elle est «stationnée à Frun et al-Ghandouriyah». Sur le terrain, et face aux bombardements ininterrompus de l’armée israélienne, le Hezbollah a mené une attaque ciblant un «quartier général abritant de hauts gradés de l’armée israélienne dans le sud du Liban». Selon des médias israéliens, «un engin explosif a visé le poste de commandement du commandant adjoint de la Brigade commando dans le sud du Liban», faisant «deux blessés parmi les réservistes de l’unité, dont un dans un état grave». Nabih Berri : La seule chance pour le Liban réside dans les négociations américano-iraniennes Dans une interview accordée au journal Al-Akhbar, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a qualifié l’accord-cadre de « diktat, et dix fois pire que l’accord du 17 mai 1983 », car il «constitue une source de discorde qui menace l’unité» du peuple. « Nous ne nous laisserons entraîner dans aucun mouvement de rue ni aucune réaction qui pourrait être exploitée pour plonger le pays dans le chaos et les conflits internes », a-t-il ajouté, soulignant que toute opposition à «cette ligne de conduite» des autorités libanaises doit se faire «dans le cadre constitutionnel, politique et national». Nabih Berri est confiant que l’accord «ne tiendra pas» et «ne sera pas appliqué », ajoutant que la seule chance réaliste dont dispose aujourd’hui le Liban pour garantir ses droits et contraindre Israël à un retrait complet réside «dans les négociations américano-iraniennes». «Ce cadre est en effet le seul capable de créer un équilibre qui oblige l’occupant à remplir ses obligations», affirme encore le président du Parlement.