Accord irano-américain: Les tractations se poursuivent

Dimanche, 93e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Les échanges de messages entre l'Iran et les États-Unis concernant le texte du projet d'acco...

Accord irano-américain: Les tractations se poursuivent
Le New York Times a rapporté, citant des responsables américains, que le président Donald Trump a durci les termes d'un potentiel accord-cadre avec l'Iran et a transmis les amendements proposés à Téhéran pour examen, sans donner des détails sur ces nouvelles propositions «élaborées avec l'intervention d'intermédiaires, notamment du Pakistan». Le journal ajoute que Trump «s'inquiète de certaines dispositions de l'accord potentiel qui prévoient le déblocage de fonds destinés aux Iraniens», et qu'il est «frustré par la lenteur de la réponse iranienne aux propositions américaines». De son côté, le site américain Axios, citant un «haut responsable de l'administration», indique que le président Trump «a demandé plusieurs amendements à l'accord conclu par ses envoyés avec leurs homologues iraniens lors d'une réunion dans la Situation Room vendredi». Axios ajoute que les dernières exigences de Trump ont déclenché une nouvelle série de négociations entre Washington et Téhéran, confirmant qu'un accord avec l'Iran sera conclu, mais que le calendrier de sa conclusion reste incertain. Pour Dr Hassan Ahmadian, professeur agrégé à l'Université de Téhéran, invité d'Al Jazeera, l'Iran est dans le «temps long», et que la lenteur du processus de signature de l'accord par le président américain Donald Trump sert en fin de compte la stratégie iranienne. «L'Iran gère actuellement le détroit d'Ormuz selon ses propres règles et conditions souveraines, ce qui lui génère des retombées financières», a-t-il expliqué, soulignant que Téhéran est habituée au blocus (qui dure depuis près de cinq décennies, ndlr), au moment où les Etats-Unis subissent, pour la première fois, une pression économique liée à la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Iran rétablit la production de gaz sur trois plateformes de South Pars «L'Iran a relancé la production de gaz sur trois plateformes offshore du champ gazier de South Pars, après une interruption due à des frappes israéliennes (en mars dernier, ndlr) qui ont perturbé les opérations de traitement dans les installations terrestres», a rapporté hier Press TV. Selon la même source, le PDG de la compagnie d'État «Pars Oil and Gas Company», Touraj Dehghani, a déclaré dimanche que ces plateformes n'avaient subi aucun dommage lors des attaques, ajoutant toutefois que «la production avait été suspendue en raison des dommages subis par certaines installations de traitement du gaz situées le long de la côte de la province de Bushehr, empêchant ainsi le traitement du gaz extrait des installations offshore». «La production rétablie est acheminée vers d'autres usines de traitement du gaz de la région, tandis que les réparations se poursuivent sur les installations endommagées, notamment la raffinerie Phase 14», précise le même responsable. South Pars représente plus de 70% de l'approvisionnement en gaz naturel de l'Iran, souligne Press TV. Liban : La ville de Tyr la cible de violents bombardements israéliens Dimanche matin, la ville de Tyr, dans le Sud-Liban, a été visée par une série de bombardements israéliens d'une grande intensité, provoquant d'importants dégâts et des panaches de fumée s'élevaient des zones touchées, a rapporté Al Jazeera. «Un gros éclat d'obus a atterri près de familles déplacées hébergées dans un centre d'accueil. Des femmes et des enfants pleuraient et criaient. C'est l'une des frappes les plus violentes que j'aie vues sur Tyr depuis le 2 mars, même si la ville avait déjà été touchée auparavant», a déclaré Obaida Hitto, la correspondante sur place d'Al Jazeera English (AJE). Le ministère libanais de la Santé a également annoncé que 13 membres du personnel de l'hôpital Hiram avaient été blessés lors de ces bombardements. Le ministère a ajouté que depuis le début de l'agression sioniste le 2 mars, le nombre de victimes a atteint au moins 3.371 martyrs et 10.129 blessés. Le Hezbollah étend son rayon d'action à la baie de Haïfa et à Akka En réponse aux bombardements israéliens contre les civils libanais, le Hezbollah poursuit ses attaques contre les positions de l'armée sioniste au Sud-Liban, et étend davantage son rayon d'action visant des positions militaires dans le nord de la Palestine occupée, notamment à Haïfa, à Nahariya et à Akka. «Nous avons ciblé des rassemblements de soldats ennemis israéliens près d'une hélisurface dans la colonie de Shlomin, et dans la ville d'Al-Bayada, au sud du Liban, à l'aide de drones», a déclaré hier le Hezbollah. La résistance libanaise a également «ciblé des infrastructures de l'armée ennemie israélienne dans la région de Krayot, au nord de Haïfa occupée, à l'aide de roquettes». Cité par Al Jazeera, le Commandement du Front intérieur israélien a rapporté que les sirènes ont retenti plusieurs fois dans la baie de Haïfa, à Akka et dans les zones environnantes, ainsi qu'à Zar'it, à Al-Djalil Al-Gharbi, pour signaler l'arrivée de missiles et de drones en provenance du Liban. Des sirènes ont retenti à Metula, Kiryat Shmona et Tel Hai, en Galilée, suite à des tirs de roquettes en provenance du Liban. Dimanche également, vers 15h45 (localement), le Hezbollah a annoncé que «des combattants de la Résistance islamique ont pris pour cible une position d'artillerie de l'armée ennemie israélienne nouvellement établie dans la ville d'Adaysseh avec un barrage de roquettes».