Agence nationale de gestion du microcrédit

22.000 projets financés en une année

La directrice générale de l’Angem (Agence nationale de gestion du microcrédit), Souad Bendjemil, intervenant hier sur les ondes de la Radio nationale, a mis en ...

22.000 projets financés en une année
La directrice générale de l’Angem (Agence nationale de gestion du microcrédit), Souad Bendjemil, intervenant hier sur les ondes de la Radio nationale, a mis en avant «les ambitions de l’agence en matière de création d’emplois, de promotion de la production nationale et d’ouverture à de nouveaux marchés», précisant qu’avec 22.000 projets financés en 2025, «l’Angem entend consolider son rôle dans le développement de l’entrepreneuriat de proximité, notamment auprès des femmes, des jeunes et des populations rurales». «L’Angem propose deux formules de financement : la première concerne l’acquisition de matières premières, avec des montants compris entre 100.000 et 250.000 dinars dans les zones du Sud, alors que la seconde est destinée à la création d’activités, et peut atteindre un million de dinars pour l’acquisition d’équipements, de machines et d’outils professionnels», a-t-elle souligné. Et d’ajouter : «l’accès au dispositif est ouvert aux citoyens algériens majeurs, sans limite d’âge, sous réserve de maîtriser le métier correspondant à l’activité envisagée, les porteurs de projets peuvent notamment être orientés vers les chambres de l’artisanat ou les structures agricoles afin d’obtenir une qualification attestant de leur savoir-faire». Dans le même contexte, la DG de l’Angem a rappelé que «l’accompagnement, entièrement gratuit, ne se limite pas au financement seulement ; présente à travers les communes, les daïras et dans les 69 wilayas, l’agence mise sur des sorties de proximité pour identifier les porteurs d’idées et leur proposer des projets réalisables, adaptés aux potentialités économiques locales». Aussi, «des formations en éducation financière et en gestion de microentreprise permettent également aux bénéficiaires de mieux gérer leurs ressources et de distinguer leurs dépenses personnelles de celles liées à leur activité», a encore expliqué la même responsable, prédisant qu’après le financement, l’Angem «assure le suivi et l’évaluation des projets afin de favoriser leur pérennité et leur développement». 22.000 projets financés en 2025 Le bilan présenté par Souad Bendjemil fait état de 22 000 projets financés en 2025, contribuant à la création d’emplois directs. «L’agriculture, les services et l’artisanat figurent parmi les secteurs qui suscitent le plus de demandes, l’agence entend particulièrement encourager la transmission des métiers artisanaux aux jeunes générations, tout en intégrant les nouvelles technologies, le commerce électronique et un conditionnement plus professionnel», a-t-elle expliqué. Dans cette perspective, a encore révélé l’hôte de la Radio, «la plateforme Angem Market, actuellement en cours d’enrichissement, doit permettre aux bénéficiaires de commercialiser leurs produits directement auprès des consommateurs, son lancement officiel est envisagé d’ici à la fin de l’année en cours, l’objectif est de prolonger les opportunités offertes par les salons locaux et nationaux et de créer des débouchés commerciaux plus durables pour les produits fabriqués en Algérie». Pour renforcer cet écosystème, l’Angem «a conclu des conventions avec plusieurs partenaires, dont la Chambre nationale de l’artisanat, Algérie Poste, Algérie Télécom et des universités, des bureaux installés au sein d’établissements universitaires visent notamment à faciliter l’accès des étudiants à l’entrepreneuriat», a encore expliqué l’invitée de la Radio, précisant que «l’agence explore également les perspectives d’exportation», soulignant que sa «participation au salon de Milan, pour la quatrième fois cette année, ainsi qu’à des manifestations organisées en Mauritanie et dans d’autres pays africains, lui a permis de tester l’intérêt pour les produits algériens ; quinze exposants ont notamment participé à une manifestation en Allemagne, où leurs produits ont tous été vendus». Pour Souad Bendjemil, les articles d’habillement traditionnel revisités, les savons artisanaux, les confitures naturelles, les huiles et les gâteaux traditionnels figurent parmi les produits ayant suscité de l’intérêt. Pour transformer ces débouchés en opportunités durables, «l’agence veut renforcer la qualité, le design, la normalisation et les capacités de production», a-t-elle indiqué. Enfin, la formation constitue un autre levier de cette stratégie. Les cadres de l’Angem bénéficient, selon elle, de certifications et de formations associées à la Banque mondiale, notamment dans le commerce électronique, ainsi qu’à l’Organisation internationale du travail (OIT), dans les domaines de l’entrepreneuriat et de la gestion d’entreprise.