Constantine
La qualité du médicament en question
Les participants aux 2es Journées nationales du département de pharmacie, clôturées jeudi à l'Université Salah Boubnider (Constantine 3), ont souligné que "la ...

Les participants aux 2es Journées nationales du département de pharmacie, clôturées jeudi à l'Université Salah Boubnider (Constantine 3), ont souligné que "la qualité du médicament et du produit de santé est une preuve à apporter avant son usage, par le contrôle, l'évaluation et la validation". Organisées par la faculté de médecine -département de pharmacie de la même université-, ces journées, qui se sont déroulées les 4 et 5 novembre, ont réuni des enseignants, des chercheurs, des praticiens hospitaliers, des pharmaciens d'officine et industriels, aux côtés de représentants des autorités sanitaires et d'étudiants. La première communication, présentée par le Pr Chaffa Aimeur, du Service de Radiologie du CHU Mustapha Pacha d'Alger, a concerné le cancer du sein. L'auteur a suivi 250 femmes qui recevaient une chimiothérapie avant l'opération. Il a utilisé l'imagerie médicale pour voir si la tumeur avait disparu, puis il a comparé ce résultat avec l'analyse faite après l'opération. L'imagerie s'est montrée très fiable : elle a détecté presque tous les cas où la tumeur avait bien disparu, avec une réussite de plus de 97 %. Elle apporte ainsi aux médecins une preuve pour mieux décider de la suite de la prise en charge. La deuxième étude, présentée par le Pr Houari Toumi, de l'EHU d'Oran, a porté sur un cancer du sang appelé lymphome de Hodgkin, chez des patients dont la maladie était revenue ou ne répondait plus aux traitements habituels. Sur 30 malades suivis, le nouveau traitement a permis de faire reculer la maladie chez deux malades sur trois, et de la faire disparaître complètement chez un malade sur deux. Les effets indésirables sont restés dans l'ensemble supportables, avec un seul cas grave. Ce traitement permet aussi, pour beaucoup de malades, de passer ensuite à une greffe pour consolider la guérison. La qualité du médicament a ensuite été au centre des débats, avec une communication présentée par Nachoua Abdelmoumene, du Laboratoire de Biochimie du CHU de Sétif. Elle a expliqué que pour être sûr qu'un médicament reste bon jusqu'à la fin de sa durée de vie, il faut le soumettre à des conditions difficiles : chaleur, humidité, lumière ou acidité. C'est ce qu'on appelle les tests de résistance. Ces tests permettent de repérer comment le médicament se dégrade et de fixer les bonnes conditions de conservation. Au terme de ces deux journées, les participants ont retenu qu'un médicament ou un produit de santé ne vaut que par la preuve apportée de sa qualité, de sa stabilité et de sa bonne tolérance, avant d'être mis entre les mains du patient.