Batna

L’usage anarchique des antibiotiques, une menace pour la santé publique

La nécessité d’éviter l’usage excessif et anarchique des antibiotiques a été soulignée vendredi, à l’issue des Journées internationales sur les maladies infecti...

L’usage anarchique des antibiotiques, une menace pour la santé publique
A ce propos, des médecins spécialistes algériens et étrangers du domaine, ont mis en évidence que la surconsommation d’antibiotiques, notamment par l’automédication sans avis médical, "entraîne l’évolution et la mutation des bactéries, qui deviennent résistantes aux traitements. Cela rend difficile le contrôle des infections et des inflammations, même simples, et prolonge la durée d’hospitalisation". Le mauvais usage des antibiotiques "constitue une menace pour la santé publique, car il provoque une baisse de leur efficacité, notamment dans le traitement des maladies infectieuses", a rappelé le professeur Hassiba Tali Maamar, spécialiste en microbiologie et directrice des laboratoires à l’Institut Pasteur d’Alger, dans une déclaration à l’APS. La même spécialiste a affirmé que l’Institut Pasteur est le coordinateur principal du réseau national des laboratoires hospitaliers pour la surveillance de la propagation des bactéries résistantes aux antibiotiques. De son côté, le professeur Saïdi Mahdia, spécialiste en hématologie au Centre régional de lutte contre le cancer de Batna, a insisté sur la nécessité d’un usage rationnel de ces antibiotiques, qui affectent l’immunité des patients, en particulier ceux atteints de cancer, plus vulnérables aux infections et aux complications infectieuses. Pour sa part, la présidente du colloque, le professeur Nora Righi, a indiqué que ces journées scientifiques sur les maladies infectieuses, organisées à l’initiative du service des maladies infectieuses de l’établissement public hospitalier (EPH) Salah-Houes de la ville de Batna, en coordination avec la faculté de médecine de l’Université Chahid Mostefa-Ben Boulaïd (Batna 2), ont été l’occasion d’échanger des expériences entre spécialistes venus de différentes régions du pays, ainsi que de France et de Tunisie, sur les dernières avancées scientifiques dans le domaine des maladies infectieuses. Il convient de rappeler que des ateliers de formation ont été organisés en marge des communications, à l’intention des étudiants de la faculté de médecine et des médecins généralistes.