Une qualification et un rêve jamais interdit

Du déroulement actuel de la Coupe du monde de football, on retiendra qu’il a détourné les attentions des bouleversements que vivent le Moyen-Orient et le reste ...

Non pas que l’intérêt porté sur les événements importants survenus à travers les continents ait été totalement occulté, mais le décompte des matchs et leurs résultats et les nuits sans sommeil ont pris le dessus dans le cheminement social habituel de tous. Ce qui se passe en Iran, au Liban et en Palestine occupée revêt, le temps d’une compétition différente de toutes les autres, un caractère presque secondaire. Le sport a cette faculté d’inverser les préoccupations pour focaliser l’observation sur les arènes sportives. Lorsque 48 nations ont au cœur et à l’esprit les soucis d’honorer leurs drapeaux, le Mondial 2026 passe pour un sédatif provisoire contre toutes les déprimes qui peuvent corroder une large partie de la population du monde. Il reste encore deux semaines pour que les ivresses populaires se dissipent ne laissant que des joies et des regrets dans l’éphéméride et l’historique d’une compétition footballistique particulière où les anecdotes figureront en bonne place au cœur d’une circonvolution financière et marchande continuelle. Les Algériens pour leur part viennent de confirmer la poursuite de leur aventure. Hier, ils ont damé le pion au mauvais sort en se qualifiant. La qualification est surtout une leçon pour les bas et vils calculateurs, faux sportifs utilisant la malhonnêteté dans le passé pour glorifier leur étendard. Un résultat nul sur le terrain a été une victoire inscrite sur le registre de l’histoire pour prouver que la fourberie ne paie jamais. Sans se laisser alimenter par une grande prétention, il serait incommode de vouloir arracher la Coupe du monde. Mais les jours demeurent ouverts au courage et à la passion pour les Algériens. Ces deux qualités prouvées permettent tous les espoirs puisque le rêve n’a jamais été interdit.