Une journée nationale de la presse pour la conscience et l’éthique

La presse algérienne célèbre aujourd’hui une journée nationale dans une conjoncture mondiale particulière où tous les sens de la communication se contorsionnent...

Les réseaux sociaux sont à la parade transformant les médias classiques et la profession journalistique en épouvantails des champs. Pris en étau entre la fulgurance des informations, toujours sinon souvent sans vérifications et l’absence d’éthique et de morale professionnelles dans les comptes rendus d’une grande partie d’officines rédactionnelles internationales téléguidées, les médias algériens attitrés doivent faire face à un défi devenu colossal. En ces temps, séparer le bon grain de l’ivraie, et aller à la recherche de la vérité exige des journalistes algériens de s’introduire et de se faufiler d’un pas sûr et consciencieux entre la légèreté parfois morbide de la communication et la canonnade délibérément dévastatrice de pléthoriques médias étrangers aux ordres. En ce moment, les drones bombardiers font de terribles dégâts. Drone particulier aussi, l’information sournoise et tendancieuse est mère des pires des catastrophes. D’amateurs reporters autoproclamés ont foisonné dans les réseaux sociaux pour empoisonner les esprits et des laboratoires officiels et officieux ont fait de la communication et du journalisme des armes fatales pour faire germer au sein des peuples d’insidieuses vraisemblances pour saper leur sérénité. La journée nationale commémorée aujourd’hui est surtout pour les médias algériens une halte propice pour se convaincre de l’obligation d’insuffler en leur sein une plus large dynamique dans la recherche de la vérité nue. Ce n’est certes pas évident quand la communication dans le monde de l’instant est aux mains des suprémacistes qui pétrissent l’information et les événements selon leurs propres intérêts. Ils en ont les moyens et il est à reconnaitre qu’ils ont aussi l’art malsain et le savoir-faire perfide pour le déguisement du mensonge en réalité.