Trump, la FIFA et les proches proximités
Comme il fallait sy attendre, lintrusion de Donald Trump dans la cuisine de la FIFA na pas trainé le pas.
Il vient de prendre fait et cause pour Gianni Infantino en le gratifiant de son total soutien allant jusquà insinuer que les attaques subies par son protégé italo-libano-suisse seraient terrifiantes pour lavenir du sport footballistique. Le maitre de la Maison Blanche laisse ainsi penser quil na pas déjà fort à soccuper ailleurs et quil accorde aussi de lintérêt aux moindres frétillements des événements quil pense dailleurs le concerner au premier plan. A bien évaluer son vol au secours de celui qui la proposé au prestigieux prix Nobel de la paix, et face à la guerre déclarée par les Européens à Infantino, son soutien relève plus de la politique que du domaine sportif. En homme daffaires, chevronné et vacciné, Trump nest pas un spécimen à sengager dans des élans fortuits damitié. Il est conscient que la Fédération internationale du sport roi est un nerf névralgique dans le concert des nations. Avec limportance surdimensionnée acquise par le football dans le monde, la FIFA ne loge plus dans les stades. Elle est devenue un terrain où se trament les secrets dEtats, capable de les consolider ou de les défaire. Les marchandages de toutes les natures dans ses couloirs et ses bureaux feutrés sont des secrets de polichinelle jusquà lui donner une efficacité un tantinet plus forte que celle de lONU. Actuellement, avec ses institutions unies, lEurope nest pas dans les bonnes grâces de Washington. Le président américain voit dun mauvais il léventuel détrônement du véritable tsar de la FIFA que lUEFA lui promet. Ainsi lactuelle montée en guerre au cur de la FIFA nest pas un conflit dhommes autour des maladresses de son président. Dans tous les cas, celles que lon pourrait coller à Donald Trump intervenant dans ses proches proximités ne le sont pas du tout.