Si la langue javanaise…

De par la nature des événements, dans la marche d’un pays, il est courant que les croyances se télescopent pour que les espaces communs soient à tort ou à rai...

Chaque groupe social avance ses vérités selon ses visions et ses convictions pour s’imposer. Depuis toujours, la perception du monde et de l’existence n’a pas souvent acquis une unanimité de compréhension pour que les sociétés demeurent en permanence à la recherche de l’entente et de la cordialité pour que chacun vive en paix. Cela est valable pour une famille, une cité, un quartier ou un pays. Alors les débats aux puérils contours idéologiques s’introduisent dans de larges brèches pour que la négation des contradicteurs s’élargisse au détriment de l’efficacité et la rentabilité si nécessaires à toute la nation. La réussite des peuples et leur avancée dans le progrès ne sont dues d’abord qu’à leur faculté d’avoir su se passer de la confrontation des convictions rigides pour ne s’en tenir seulement qu’à fructifier leurs intérêts communs. En Algérie, un inutile débat a encore une fois ressurgi autour des langues, pour que chaque détenteur d’une vérité tente de l’imposer. Le fond du sujet a cédé de nouveau sa prépondérance à un accessoire déjà désuet. On en est à nouveau à qui de telle ou telle langue doit avoir la primeur pour redorer les profils sans approfondir sérieusement le débat. La langue tend à être un habit de séance plutôt qu’une clé pour forcer les portes du progrès. La langue javanaise ou chinoise, si elle peut s’avérer un sésame pour le développement national, elle doit être la bienvenue. Toute autre considération serait futile si les racines culturelles nationales sont préservées. Le défi n’est pas tant dans la recherche de l’identité commune puisqu’elle est connue et ancrée mais dans l’aiguisement et le renforcement d’un véhicule capable de transporter une nation vers le bonheur et le progrès.