Les larmes nont pas encore séché
Coup sur coup jeudi, à quelques heures dintervalle trois catastrophes se produisent lune à Constantine, une autre à Tiaret et une troisième à Tlemcen. Dans la p...
Coup sur coup jeudi, à quelques heures dintervalle trois catastrophes se produisent lune à Constantine, une autre à Tiaret et une troisième à Tlemcen. Dans la première, un bus plonge dans un ravin en tuant six personnes et en laissant 22 blessés, et dans la seconde, un camion rentre en collision avec une voiture en faisant six autres morts. Un autre accident est survenu le même jour à Tlemcen provoquant deux décès. Comme si les trois tragédies sétaient donné le mot pour confirmer une damnation répétitive et saligner sur laffliction provoquée par le drame vécu quelques jours auparavant à Boumerdès. Les deuils se suivent et les larmes des familles des victimes nont pas encore séché. Les tragiques événements se suivent et persistent en ne répondant en aucun cas à la fatalité. Limbécilité et linconscience demeurent maintenant une règle gravée. On évoquera encore une fois les mille raisons de ce véritable cataclysme routier en listant ses causes allant des conducteurs drogués à létat des routes et des véhicules. Mais on survolera celui des esprits et des mentalités sans sarrêter sur une véritable culture de désordre mental et social figée par une difficulté dexistence qui touche le monde entier et à laquelle une partie des Algériens essaie déchapper. Quest-ce qui fait réellement quun chauffeur voit son bus, son camion ou encore sa voiture lui échapper pour se plier aux appels des cimetières ? Planifier avec harmonie le vivre ensemble et réguler avec succès le partage de lespace commun, nest pas une uvre aisée. La majorité des gouvernants dans le monde, malgré tous leurs efforts engagés, sont face à un exercice colossal. Ainsi, il ne sera jamais dit que le contentement et la satisfaction de tous les gouvernés seront totalement aboutis. Mais rompre aussi avec leffort de bienséance et de civilité pour renforcer lentente et la concorde sociale malgré les difficultés de la vie devient criminalité. Sinon les tribunaux et les sanctions nauraient aucune raison dexister.