Le salaire face à un monde déboussolé
Le débat sur les salaires a fini par prendre une dimension universelle.
Les successives crises économiques mondiales avec leurs effets négatifs tentaculaires ont installé un bouilli brûlant difficile à avaler par la majorité des sociétés mondiales. L’engrenage de ce qu’a produit l’avancée de la modernité où figurent dans les devants négatifs, inflations et déflations, guerres et conflits, épidémies et pandémies, sécheresses, faims, exodes et déplacements humains que complique davantage un climat mondial déboussolé, a déréglé les modes de vie. Avec la multiplication des besoins essentiels, le monde se rend compte maintenant qu’il consomme plus qu’il ne produit. Il devient logique et légitime pour ceux qui produisent une richesse d’exiger un dû et les revendications salariales pour ceux qui travaillent demeurent les seules assises de cette exigence. Les sociétés occidentales sont les premières les plus touchées par la lourde incapacité de se prendre en charge pour pousser les populations à sortir dans les rues pour protester. Le dilemme est qu’elles réclament et exigent une mise à niveau de leurs ressources financières avec la flambée du coût de la vie au moment où des usines ferment en masse et que les suppressions d’emplois se font par centaines de milliers. Les tracas se généralisent quand on tente sans succès de lutter contre le chômage alors que les centres de production de richesses périclitent et disparaissent. Dès lors, les fortes sollicitations salariales prennent des allures de drôleries au moment où le monde de la production bat sérieusement de l’aile. Peu de pays échappent à cet imbroglio intenable. S’en sortent ceux qui ont le génie de la création, qui savent produire de la richesse palpable et ont privilégié l’esprit de solidarité et de justice équitable et imposé un pragmatisme en s’éloignant des fuites en avant. On s’en rend compte, ici ou ailleurs, que la notion de salaire est en passe de prendre une tangente nouvelle. Il n’est pas écarté qu’elle prendra bientôt une autre teneur.