Le messianisme fasciste n’a pas disparu
Il ne s’agissait hier que de la montée du nazisme hitlérien dans une Allemagne défigurée pour plonger le monde dans le cataclysme.
Des millions de morts ont été le bilan provoqué par la folie d’un seul homme se croyant investi d’une mission messianique. Aujourd’hui, presque un siècle après, le messianisme n’a pas disparu et une dramatique tendance au contraire s’est installée dans de nombreux Etats avec la montée des extrêmes pour que le fascisme prenne presque les atours d’une civilisation. La ronde des prétendants au suprématisme s’est élargie pour que racisme et fascisme se confondent avec une visibilité inquiétante. Le génocide, en adoptant des variétés de formes et de recettes s’étend pour devenir une monnaie courante pour transformer l’humanité en jungle et pour que l’homme ne puisse plus se concilier avec son identité. Comme si le rédacteur de Mein Kampf avait préparé ses arrières et légué un testament coulant. Presque partout, le déni de l’autre se généralise. Le fascisme, avec ses nouvelles figures variées, ne se cache plus et tend à représenter une culture à la limite de l’universel. On s’arrête avec une certaine légèreté sur les trifouillages politiques des partis extrémistes arrivant au galop dans presque tout l’Occident en croyant qu’ils ne font que passer. Mais la réalité de leur lourde et remarquable intrusion dans l’évolution du monde est autrement plus profonde. On ne voit aussi en un Trump outrageusement démarqué de la raison qu’un feu follet passager alors qu’il symbolise une humanité qui se désaxe prête encore une fois à adopter un nouveau visage. On s’étonne alors quand la montée de la violence et de l’injustice fait perdre partout pied à une population mondiale soumise au diktat de la force.