Le Mali, retour à l’impératif de la sagesse

Nul n’est besoin de s’appesantir sur les soubassements diplomatiques ayant ouvert la navigation aérienne entre l’Algérie et le Mali.

L’essentiel dans la décision prise entre les deux Etats, avec la normalisation de leurs relations fraternelles, touche d’abord et surtout à l’empreinte d’une hauteur de vue et à l’importance accordée en priorité à la nécessité d’élargir la vision sur les dangers qui menacent l’ensemble de la région sahélienne. Mais tout laisse à penser que les autorités maliennes ont finalement compris que l’Algérie, comme elle l’a toujours démontré et prouvé, n’est pas un Etat à se gargariser d’intentions hégémonistes. Le pouvoir de Bamako a saisi, preuves à l’appui, que son voisin du Nord n’a que la fraternité à offrir et que son désir le plus marqué est que paix et concorde règnent dans toute la région. Son concours pour que la sérénité entre les peuples s’installe a déjà été le témoignage final des accords d’Alger conclus dans le passé entre les factions rivales maliennes. Aussi, devant les grandes menaces que soumet aujourd’hui le Sahel, l’impératif d’un retour à la sagesse se devait d’être pris en charge avec sérieux. L’Etat algérien ne ménagera aucun effort pour que l’entente soit renforcée et que la coopération et l’entraide entre les deux pays soient renforcées au bénéfice de leurs peuples. L’ouverture des espaces aériens n’est peut-être pas grand-chose pour le moment. Mais elle demeura d’heureuses prémices pour un retour à la tranquillité au Mali secoué actuellement par des conflits militaires entre Maliens. Comme toujours et comme dans un passé récent, l’Algérie ne ménagera pas toute son entière disposition et son aide pour que la réconciliation reprenne forme. Dans le respect de la souveraineté de chaque Etat, de grandes promesses peuvent être formulées pour peu que chacun d’eux s’en tienne à l’essentiel.