LE GRAND ECART ENTRE LA PAIX ET LA TRÊVE
Entre paix et trêve, l’écart observé est large et la perception que l’on retient en ce moment sur la guerre en les Etats-Unis et l’Iran est à la confusion. L’on...
Entre paix et trêve, l’écart observé est large et la perception que l’on retient en ce moment sur la guerre en les Etats-Unis et l’Iran est à la confusion. L’on ne constate à l’instant que la liberté accordée à la circulation de quelques cargos pétroliers dans le détroit d’Ormuz et un fléchissement visible du prix du pétrole. Aussi, il est difficile de savoir qui des Américains ou des Iraniens ont gagné la manche et qui des deux parties en conflit serait en mesure de crier victoire. Le flou total s’élargit dans une confusion vraisemblablement orchestrée donnant libre cours à la pléthorique marge des analystes déclarée qui se met le doigt dans l’œil en s’égarant dans des déductions précipitées pour désigner l’un ou l’autre vainqueur. Alors que les dés ne sont pas encore jetés, certains affirment, tour à tour, que c’est l’état sioniste qui tire de la guerre de grands dividendes, d’autres, avec platitude, indiquent une Chine bénéficiaire de la situation. D’autres encore basent leurs explications sur des considérations électorales prenant en tenailles aussi bien le président américain que le chef du gouvernement israélien. Tous cependant, sinon la plupart, ne tiennent pas compte de la profonde reconfiguration du monde. L’unique actif prouvé est que le peuple iranien a réussi à se parer du désastre qu’ont connu l’Irak, la Syrie et la Libye. Reste le Liban, ventre mou de la région où le satanisme sioniste se déploie de plus en plus, par procuration pour poursuivre son expansion et renforcer son dogme de destruction. A priori, les premiers perdants seraient les monarchies arabes, sérieusement endolories sur tous les plans et auxquelles il leur est maintenant réclamé par Trump de déposer sur la table 300 milliards de dollars au bénéfice de Téhéran. On ignore si elles se plieront encore à un autre proxénétisme politique dont elles ont l’habitude.