Le football et les yeux ouverts sur l’histoire de l’immigration
Le parallèle est inévitable et s’impose de lui-même. La majorité des équipes occidentales présentes aujourd’hui au Mondial du football recèlent en leurs seins d...
Le parallèle est inévitable et s’impose de lui-même. La majorité des équipes occidentales présentes aujourd’hui au Mondial du football recèlent en leurs seins des joueurs issus de l’immigration. En tête, l’Afrique offre les élites de sa jeunesse sportive à l’Occident pour permettre à celui-ci de garantir à l’affirmation de ses étendards. Autre vitrine imparable permettant aux débatteurs de mauvaise foi sur le phénomène de la migration de regarder une grande vérité historique avec la plénitude des yeux. Non fugace, le constat renvoie à une autre empreinte de l’histoire. Au cours de la première et de la seconde guerre mondiale, des centaines de milliers d’émigrés particuliers ont été arrachés à leurs terres natales, pour une autre affirmation d’étendards menacés d’extinction par le rouleau compresseur nazi. La majorité poussée aux avant-postes des fronts a été transformée en chair à canons et très nombreux y ont perdu leur vie. La livraison des générations prêtes aux basses besognes a continué pour reconstruire ce que les guerres avaient rasé. Le plus significatif aujourd’hui est que l’on s’efforce de chanter la gloire occidentale en mettant en devanture la célébrité d’enfants d’immigrés. L’empire français a puisé ses paravents humains en Afrique et en Asie, et celui anglais a ratissé aussi large pour que tous deux assurent leur sauvetage et leur survie. A l’époque, la France libre en sursis et le général De Gaulle n’avaient pu resurgir le salut et la présence que grâce à des migrants livrant leurs âmes et leur sang. Aussi les Etats-Unis n’ont eu aucun scrupule pour renforcer leur puissance avec des savants nazis extirpés de leur pays. La consonance des similitudes qu’offre régulièrement l’histoire met en évidence des contradictions interpellantes pour dévoiler la grande réalité sur l’immigration. Les parallèles demeurent tenaces pour que l’immense supercherie se perpétue. Alors sur un terrain de football, les identités nationales se confondent pour que les hymnes et les drapeaux soient suspectés.