La peine de mort, effet couperet
La peine capitale n’a jamais été abolie en Algérie et figure toujours dans son code pénal.
Sauf que la justice algérienne s’était engagée dans un moratoire auquel s’en tiennent de nombreux pays. S’étant inscrite dans le respect de la vie humaine pour s’intégrer dans un mouvement d’humanisme qu’elle a toujours réclamé et soutenu de toutes ses forces et moyens, l’Algérie ne pouvait déroger à une ligne de conduite conforme à ses principes. Le débat universel sur la peine de mort court toujours et ne cessera pas d’opposer les favorables à la sentence finale aux défenseurs d’une règle philosophique générale basée sur une vision opposée sur la vie humaine. Des Etats, notamment des puissances à l’image des USA et le Japon ou encore l’Arabie Saoudite et l’Iran n’ont pas adopté une demi-mesure et demeurent attachés aux décisions extrêmes. L’Algérie de par sa longue histoire et son attachement aux valeurs humaines n’est pas à ce niveau d’expédition. Mais à l’opposé par sa tenace considération pour la vie humaine, elle se voit aujourd’hui orientée à une haute décision pour que le respect de la vie des Algériens soit révéré. Sa position est d’autant plus exigeante quand une fin justifie les moyens et lorsque la nation entière est en sérieux danger. Il est su que la magnanimité basée sur une philosophie aléatoire a souvent des effets négatifs et recommande souvent un effet de couperet. Le peuple algérien dans sa grande majorité ne pourra que consentir à des mesures législatives draconiennes pour qu’une réelle justice dissuade la criminalité en verve et en tout genre qui menace son existence. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en recommandant au pouvoir législatif de revoir sa copie sur ce dossier n’a pas été guidé ni par un coup de tête ni par la précipitation et son exigence sera traitée par les législateurs avec les soins et la dextérité dus au sujet.