La guerre est de retour

Bien de soupçons se concrétisent. Le cessez-le-feu que l’on affirmait conclu entre les Américains et les Iraniens n’était donc qu’un mirage passant puisque la g...

Les bombardements américains ont repris et les Iraniens s’en tiennent à leur stratégie en ciblant là où les Etats-Unis semblaient disposer des paravents pour préserver leurs intérêts. L’ensemble des pays du Golfe moyen-oriental et sans doute plus encore devraient renouer avec la conviction que les mauvais jours sont de retour. Non seulement sur la région mais avec des répercussions économiques catastrophiques sur le monde entier. Il était dit que dès lors que l’Etat sioniste ne s’était pas joint à ce que certains pensaient qu’un retour à la paix pointait à l’horizon, la fin de la guerre s’inscrivait dans l’utopie. Les Iraniens, pouvoir et peuple, n’ont pas été dupes pour comprendre que la focalisation du président américain sur le problème de l’uranium n’était que le miroitement d’une carte cachant des intentions géostratégiques plus larges et autrement préparées. Les millions d’Iraniens en procession pour accompagner en ce moment le cercueil de Khamenei, assassiné, prouvent que Donald Trump a eu une vision très courte et totalement fausse sur l’Iran et ses assises populaires. Il a exagérément compté sur une chute du pouvoir des ayatollahs alors qu’il n’a fait que consolider sa force et sa résistance. L’aviation américaine a repris ses bombardements. L’agressivité sioniste contre le Liban a redoublé pour s’étendre jusqu’en Syrie. L’Iran et les parties en conflit n’ont probablement pas la latitude de s’en arrêter à un jeu de négociations ayant prouvé leurs limites. La montée en péril est actée et nul ne connaît encore jusqu’où ira le président américain toujours porté par sa puissance et sur la démonstration de sa superpuissance.