La chaleur, pandémie réelle

Parler de dérèglement climatique tend à se river dans un euphémisme pour en vérité avouer une impuissance face à une nature qui poursuit ses ravages.

On subit et on se perd dans des explications les unes aussi évasives que les autres alors que le monde est en feu. On se soumet à la fatalité pour se laisser gagner par une dépression morale inconnue jusquici et donner raison à ceux qui invoquent une confrontation avec une réelle fournaise pour démentir ceux qui ergotent sur la canicule. La vague actuelle nest pas seulement le passage d’une chaleur mais elle est semée dune distorsion planétaire aux lourdes conséquences. L’Europe entière, du nord au sud, subit en plus des incendies catastrophiques, obligeant des populations en masse à l’errance et à l’abandon de l’eurs maisons, apprend ce que veut dire sécheresse. L’Europe verte se noircit et la puissance de son industrie agricole dépérit. Un des greniers alimentaires du monde sécroule en annonçant une disette économique assurée. La réputation de son tourisme prend un mauvais air et son blé a perdu sa tendresse. Les robinets d’eau ne sont plus que sujets de restrictions et de fâcheries humaines et le calcul nest plus quau décompte de leurs gouttes. Une autre équation, plus lourde et plus complexe dans la proche existence, va toucher, en sus des faillites économiques, le renchérissement du coût de la vie. Les incendies n’embrasent pas seules les forêts. Ils vont faire flamber les prix à la consommation aussi. On devra adopter une piètre figure pour ne plus ressasser l’alimentation bio puisque heure contraint de salimenter de ce que la terre revêche sera disposée de céder comme palliatif. La plus lourde incommodation est que la mer est en train de tuer ses poissons et quelle avale à pleines dents des terres de pays entiers pour qu’ils disparaissent dans un proche temps. N’ayant pas lair que de passer, la réelle pandémie de la chaleur va semployer à exiger une dispute totale entre le consommateur et les étals des épiciers et des fruitiers.