La canicule subie différemment
Moult observateurs s’interrogent sur le face-à-face avec la canicule vécu différemment en ce moment par les populations de l’hémisphère nord et celui sud. On s’...
Les raisons s’arrêtent souvent à la mise à l’index du dérèglement climatique, à l’empreinte primaire de la couche d’ozone et à d’autres gros ingrédients négatifs sans toutefois relever les caractéristiques importantes qui régissent le globe terrestre. La nature veut que tous les êtres vivants soient soumis à l’adaptation de leur environnement. Végétation, monde animal comme race humaine ont depuis toujours vu leur évolution physiologique se façonner selon le diktat de la nature. Ainsi, on ne trouve pas de baobabs en Suède et les éléphants ne se promènent pas au Danemark. De même que les flamants roses ou les perroquets ne s’adaptent pas à vivre dans des territoires quelconques. Cette règle planifie les cultures et les endurances. 30 ou 40 degrés Celsius à Paris ou à Oslo n’ont pas la même force de frappe qu’à Dakar ou à N’Djamena. Un constat s’installe alors dans toute sa largesse pour laisser déduire que la physiologie de l’homme du Sud a quelque prémunition contre les méfaits naturels. Ne serait-ce pas alors les modes de vie différents qui participent à forger l’endurance ou la vulnérabilité des populations selon les continents ? Faudra-t-il alors laisser un pas à se faire pour déduire que la civilisation de la consommation est une des causes profondes dans la différence des accueils de la canicule ? Entre le Nord et le Sud, les saisons se permutent sans jamais emprunter des profils identiques et entre canicules et moussons, l’existence humaine plie l’échine selon les carapaces que la nature a ordonnées avec la complicité de la façon de vivre.