L’impunité et la sidération du silence

En parallèle avec le génocide en continu à Ghaza, à l’autre bout de la Cisjordanie occupée, les appels d’offres entérinés et officialisés par l’occupant israéli...

Les intrusions soutenues et répétées des sionistes dans la mosquée d’El Aqsa et de la ville sainte, avec la bénédiction de l’armée israélienne renforcent la volonté de parfaire l’effacement d’un peuple dans sa totalité. L’optique d’un Etat palestinien n’est plus dorénavant qu’une chimère que les contestations et les condamnations de plus de cent Etats ne figurent plus qu’en flop mondialisé sinon en rêverie pour faire bonne figure. Que de résolutions et de recommandations onusiennes ont été formulées pour qu’elles soient piétinées sans aucune vergogne n’engendrant que des regrets épars. Les protestations ont l’air de se diluer dans une sidération du silence et les fâcheries de quelques Etats occidentaux, entre timide boycott des exportations israéliennes et petits sermons, très peu d’entre eux ont les devants des ruptures de relations diplomatiques. Mieux, Benyamin Netanyahou, faisant l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité, se pavane à New York et accède à la tribune de l’ONU pour étaler ses remontrances. L’Etat sioniste a décidé de faire sien ce que la fausse théorie de la différence des espèces a de plus ignoble. Par des déclarations officielles, des responsables politiques ne s’en cachent pas d’ailleurs, offrant aides et encouragements à leurs congénères pour que l’identité palestinienne disparaisse. En attendant, l’histoire poursuit son écriture. Nul ne sait ce qu’elle présage. Pourtant, dans son parcours passé, elle a inscrit ce que le racisme, le nazisme et le fascisme ont produit comme drames et catastrophes. Sa grande vérité a toujours voulu que l’impunité se paie à fort prix et le danger serait que le monde entier en subisse les frais.