L’Etat et les citoyens face à l’ignominie commerciale
En affirmant son ferme engagement à protéger le pouvoir d’achat des citoyens, le chef de l’Etat a surtout mis à nu les dangers d’une situation anormale qui cont...
D’abord, face au yoyo des prix sur les marchés, dont l’irrégularité pénalise les ménages. Il déculpabilise la majorité des agriculteurs pour pointer du doigt la voracité des intermédiaires guidés par un outrancier infantilisme au moment où l’Algérie n’échappe pas aux néfastes circonvolutions économiques et sociales multiformes que le monde entier affronte. Elles aussi, les familles algériennes subissent l’arc-boutement parfois insupportable des dépenses face à l’acquisition des produits essentiels. Le secteur agricole n’est pas la seule victime d’une « vermination » particulière dès lors que des opportunités gorgées de maléfices se présentent à des bookmakers sans conscience. Le dernier exemple de l’espèce nous vient de cette histoire d’extincteurs imposés par le code de la route. Certains y ont entrevu un filon à exploiter en décuplant leurs prix sans vergogne. D’autres créneaux et brèches se sont offerts pour que fleurissent des infantilismes en tout point de vue suicidaires pour la nation. Les à-propos sur les extincteurs pour les véhicules auront sans doute tout à gagner à formuler l’extinction de l’esprit vorace et antipatriotique des acteurs commerciaux démunis de scrupules. Faut-il, là encore, pour mettre fin aux ignominies commerciales, miroiter la peine de mort ? D’aucuns accuseront l’Etat d’une faiblesse de prospective. Ils font fi d’une crise économique mondiale ne permettant pas des coudées franches pour affronter les appels d’air des populations dans le besoin. En d’autres temps, l’arbre fruitier national, par la force de l’entraide et du sens sacré du partage, était irrigué par une eau sainte. Les malfrats se mettent aujourd’hui à l’arroser avec un liquide âcre.