De la crotte dans la cervelle
Larguer et jeter des légumes fraîchement cueillis dans des champs n’est pas un simple acte tordu pour alimenter la spéculation, mais une réelle action de débili...
A bien voir, ce n’est même plus du sabotage ou une espèce de rétention commerciale pour imposer un diktat sur les prix. C’est encore moins un acte d’incivilité ou le fait d’un manque de foi et une faiblesse de la conscience. On assiste souvent malheureusement à des distorsions d’esprit pour comprendre que certains ont de la crotte dans leurs têtes plutôt qu’une cervelle normalement structurée. Ces spécimens ne se rendent pas compte dans leur imbécilité que la finalité de leur malhonnêteté est leur propre suicide. En corsant la pénalisation de leurs concitoyens consommateurs, ils se pénalisent eux-mêmes car la vie en communauté a des exigences d’échanges où tous les prêtés sont rendus. Ceux qui chambardent leurs légumes dans la nature pour s’ériger en dictateurs des prix, ignorent dans leur bêtise qu’ils se rendent eux-mêmes objets de spéculation car par ricochet, ils rencontreront l’épicier ou tous les autres commerçants pour récolter les fruits amers de leur ineptie en glorifiant la dynamique de l’inflation. La triche commerciale a la faculté de ramper. Elle peut être mère de grandes contagions. Il y a là une réelle déficience mentale qui va au-delà de l’imbécilité. Par ses effets profondément malsains, elle participe au dérèglement des rapports sociaux pour que s’installent les malaises pervers. Il en est ainsi dans tous les domaines. La recherche malsaine du gain facile et l’individualisme maladif a des effets boule de neige. Ainsi les producteurs aux cerveaux oblitérés parfont des ondes de choc pénalisant sans savoir qu’ils en seront les premières victimes. Lorsque ses rapports sont déréglés et quand ils s’étendent faussés à toute la société, ils écorchent la sérénité humaine et accentuent le sous-développement.