Tizi-Ouzou

Médicaments : «la production nationale couvre 83 % des besoins»

La souveraineté sanitaire et le rayonnement continental sont au cœur de la deuxième édition du Salon national de la pharmacie et de la santé « Djurdjura Pharma ...

Médicaments : «la production nationale couvre 83 % des besoins»
Placé sous le thème « La pharmacie algérienne au service de la souveraineté sanitaire », cet événement, qui se déroule sur trois jours à la salle des conférences du stade Hocine-Aït-Ahmed et regroupe plus de 80 exposants, a été l’occasion pour les participants de mettre en exergue la dynamique du secteur de l’industrie pharmaceutique nationale ainsi que les perspectives d’exportation notamment vers des pays africains. Pour Nassim Ouabdeslam, représentant de l'agence spécialisée dans l'événementiel "Idus Event", qui organise l'événement, cette perspective de se placer sur le marché extérieur s'inscrit directement dans la stratégie nationale de promotion des exportations de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques. L'objectif de l’événement est donc de faire connaître le savoir-faire algérien et de développer des partenariats durables avec les marchés voisins. De son côté, le Pr. Lamine Redouane Mekacher, président du comité scientifique du salon, a détaillé les atouts de l'Algérie sur le continent africain: une situation géographique privilégiée et une solide expérience acquise dans la fabrication locale de médicaments. « Ce potentiel est considérable pour notre pays et nous mettons tout en œuvre pour soutenir ces exportations. Plusieurs secteurs sont concernés, avec une attention particulière portée ces dernières années à tout ce qui relève de l'amélioration de la qualité des soins », a-t-il dit. Il a cité notamment les domaines des biotechnologies, les médicaments biologiques, les approches thérapeutiques et diagnostiques innovantes, ainsi que l'intelligence artificielle appliquée à la santé (exploitation de bases de données, pour étayer le diagnostic, concevoir de nouvelles thérapies et garantir une meilleure prise en charge des patients). Il a toutefois noté « l’importance de tenir compte de la diversité du marché africain, chaque pas possédant son propre environnement réglementaire qu’il faudra maitriser pour mieux répondre aux spécificités de chaque marché et faciliter les échanges ». Le président national du Syndicat des pharmaciens d'officine (SNAPO), Dr Samy Tirache, a relevé pour sa part les progrès remarquables accomplis dans le secteur de l’industrie pharmaceutique. « La production nationale couvre aujourd'hui 83 % des besoins en médicaments au niveau des officines. Les 17 % restants concernent principalement des traitements biologiques, dont la fabrication est progressivement maîtrisée dans notre pays », a-t-il indiqué. « Notre pays a fait un bond considérable en matière de production pharmaceutique. C'est une véritable fierté pour tous les Algériens », a-t-il déclaré. Le programme de "Djurdjura Pharma expo" s’est poursuivi samedi avec une quinzaine de conférences, des symposiums et une exposition de 14 communications scientifiques qui illustrent la vitalité de la recherche et de la production pharmaceutique nationale. A noter que des délégations venues de Mauritanie, du Sénégal, du Zimbabwe et d'Espagne sont présentes au salon, selon les organisateurs qui prévoient quelque 8.000 visiteurs majoritairement des professionnels du secteur.