Guerre totale au narcotrafic

L’Algérie va emprisonner les narcotrafiquants dans l’un des pires déserts au monde.

Il s’agit là d’une mesure radicale dans la lutte contre le trafic de drogue. Cette guerre totale déclarée au narcotrafic en Algérie revêt une importance vitale. L’enjeu sécuritaire est d’une autre dimension. C’est qu’il ne se passe pas un jour sans que les services de sécurité ne mettent la main sur des quantités, de plus en plus importantes, de drogues et de substances psychoactives. La situation inquiète au plus haut point les autorités du pays. Le Gouvernement a adopté un arsenal législatif pour durcir les sanctions contre les trafiquants et en établissant une classification plus stricte de certaines substances. Le cadre juridique prévoit également des mesures pour protéger les pharmaciens et renforcer le rôle de la société civile dans la sensibilisation. Le Gouvernement a adopté, l’année dernière, une stratégie nationale multidimensionnelle de lutte contre la drogue et les substances psychotropes pour la période 2024-2029, pour assurer la lutte et la prévention contre ce phénomène et faire face à ses graves répercussions sur tous les plans sécuritaire, économique, social et sanitaire. Il faut dire que les résultats sont probants au vu des importantes saisies opérées par les différents corps sécuritaires. Dans ce cadre, le Gouvernement continue de renforcer le cadre législatif de répression des différentes infractions liées aux drogues et aux substances psychotropes, notamment à travers le durcissement des peines applicables aux infractions liées aux drogues et en adaptant les dispositions procédurales de leur poursuite. Les autorités ont également décidé de créer un organisme sécuritaire spécialisé dans la lutte antidrogue, sur le modèle d’agences existant dans plusieurs pays, notamment la Drug Enforcement Administration (DEA) aux Etats-Unis. La grande menace est à prendre très au sérieux, il y va de l’avenir de générations entières d’Algériens. Pour preuve, les saisies record effectuées par les différents services de sécurité, notamment dans le Sud et l’Ouest frontalier avec le Maroc. Le nouveau cadre législatif vient donc renforcer les efforts des forces de sécurité, notamment l’Armée nationale populaire (ANP) qui a intensifié la surveillance aux frontières pour contrer ce trafic et lutter contre le crime organisé. Des modifications du code de procédure pénale ont également été introduites, avec la création de juridictions et des services spécialisés.