Ce sacré testament…

L’Unité nationale en Algérie n’est ni un slogan brandi pour les seules grandes occasions ni une formule répétée dans les discours.

Elle est plutôt la soupape de sécurité qui a préservé l’Etat dans les circonstances les plus critiques et l’a prémuni contre les complots et les crises. C’est un héritage forgé par le sang des Martyrs - paix à leurs âmes- et cimenté par les sacrifices de millions de personnes convaincues que l’Algérie prime sur tout différend et qu’elle est plus précieuse que tout calcul mesquin. L’histoire est sans pitié pour ceux qui portent atteinte à l’unité nationale. Les nations qui se sont effondrées ne sont pas tombées principalement sous l’effet de la force armée. Elles ont succombé, plutôt, lorsque la discorde a réussi à s’infiltrer dans leur tissu social et que des différences naturelles ont dégénéré en conflits menaçant l’existence même de l’Etat. Par conséquent, tout discours incitant à la haine ou attisant les divisions régionales, ethniques, linguistiques ou confessionnelles ne relève pas de la liberté d’expression. Il constitue au contraire, une menace pour la paix nationale et la coexistence au sein de la nation. Forte de sa riche histoire ainsi que de sa diversité culturelle et linguistique, l’Algérie a démontré que cette multitude constitue une source de force plutôt qu’une cause de faiblesse. Les Algériens se sont unis durant la glorieuse guerre de Libération nationale, en dépit de leurs différences régionales et linguistiques, car, ils partageaient un objectif commun: libérer la patrie des griffes du colonialisme criminel et préserver ainsi sa souveraineté et sa dignité. De nombreuses déclarations officielles affirment que l’unité nationale et la cohésion sociale constituent un pilier fondamental de la stabilité du pays et lui permettent de faire face aux divers défis. Aujourd’hui, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux, les lâches tentatives de semer la discorde sont devenues de plus en plus complexes, les rumeurs et les discours incendiaires se propageant à une vitesse sans précédent, portés par des ennemis de l’Algérie et de leurs acolytes, alimentés et soutenus souvent par des pays qui veulent altérer l’image de notre pays. Il incombe, dès lors à chacun, Etat, médias, société civile, élites et citoyens, d’assumer une responsabilité collective et partagée, en rejetant tout discours qui attise la division ou cherche à exploiter les différences pour saper l’unité du peuple combien sacrée. La critique responsable et constructive de la gestion politique ou économique constitue un droit légitime. Toutefois, transformer le débat en appel à la division ou semer le doute sur les liens de fraternité entre Algériens ne fait qu’alimenter le chaos. La patrie est assez vaste pour accueillir et accoler tout le monde, et les divergences d’opinions ne doivent pas dégénérer en une hostilité menaçant l’unité de la société. Le message est clair: l’Algérie ne saurait être bâtie sur la division ni protégée par l’incitation à la discorde. Elle ne prospère que grâce à la fraternité entre ses enfants. L’unité nationale n’est pas un simple choix de circonstance, mais une responsabilité pérenne et un héritage à transmettre aux générations futures. Quiconque tente de la fragiliser, par la parole ou par l’acte, compromet le bien le plus précieux de la nation, la cohésion et la stabilité de son peuple. La préservation de l’unité nationale est donc une responsabilité collective; elle constitue le rempart qui protège l’Etat et la garantie lui permettant de relever les défis et de façonner l’avenir avec confiance et détermination.